Accession au pouvoir
Patrice Talon remporte l'élection présidentielle. Il promet un mandat unique et une gouvernance de « rupture ».
Depuis 2016, le paysage politique béninois a connu des transformations majeures. Cette page présente une chronologie des faits, décisions et événements qui interrogent l'évolution démocratique du pays, à partir de rapports d'organisations de la société civile béninoise et internationales.
Patrice Talon remporte l'élection présidentielle. Il promet un mandat unique et une gouvernance de « rupture ».
Création de la CRIET (Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme), perçue comme une juridiction d'exception sous contrôle de l'exécutif.
Promulgation de la loi sur le numérique, utilisée pour restreindre la liberté de la presse et l'expression citoyenne.
Le nouveau code électoral exclut l'ensemble des partis d'opposition.
Le Parlement devient monocolore.
Les manifestations populaires sont violemment réprimées.
Amnesty International documente quatre morts par balles réelles ainsi qu'une coupure totale d'Internet.
Patrice Talon — après avoir promis un mandat unique — se représente face à deux candidats sans base électorale significative.
Il est réélu avec 86 % des voix dans un contexte de très faible participation.
Le premier mandat du président Patrice Talon fait l'objet d'une prorogation de 45 jours.
Cette prolongation, justifiée par des ajustements du calendrier électoral, est contestée par plusieurs acteurs politiques et constitutionnalistes, qui la qualifient d'inacceptable et contraire à l'esprit des principes démocratiques.
France 24 rapporte que les violences préélectorales ont fait deux morts à Savè.
Réforme du code électoral (15 mars 2024)
La CENA rejette la candidature du parti Les Démocrates pour insuffisance de parrainages (27 au lieu de 28).
La Cour constitutionnelle confirme l'exclusion.
Me Victorin Fadé dénonce : « Ce qui se passe, ce n'est pas de la démocratie ».
Seuls 2 duos autorisés : Wadagni (dauphin de Talon) et Hounkpè (opposition « modérée »)
Dans la nuit du 14 au 15 novembre, au cours d'une séance marquée par des coupures d'électricité, le Parlement adopte une révision majeure :
Mandats électifs allongés de 5 à 7 ans, création d'un Sénat incluant les anciens présidents.
Des observateurs évoquent une violation du Protocole additionnel de la CEDEAO encadrant les révisions électorales à l'approche des scrutins.
Le 7 décembre, tentative de putsch menée par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, déjouée avec l'aide du Nigeria et de la France.
Le 12 décembre, arrestation de Candide Azannaï, philosophe et ancien ministre — alors qu'il avait publiquement condamné le putsch.
Placé en détention par la CRIET pour « complot contre l'État ».
Des mandats d'arrêt internationaux sont émis contre certains opposants en exil.
Le 11 janvier 2026, le Bénin organise des élections législatives et communales couplées. Les partis de la mouvance présidentielle remportent l'ensemble des 109 sièges de l'Assemblée nationale, laissant le Parlement entièrement composé de députés de la mouvance.
Au niveau communal, la majorité présidentielle domine également les conseils communaux, consolidant son contrôle au niveau national et local.
Le scrutin du 12 avril opposera le dauphin désigné du régime à une opposition dite « modérée », en l'absence de toute candidature du principal parti d'opposition.
Le caractère pluraliste de l'élection est remis en cause.
Ces citations sont authentiques. Elles se condamnent d'elles-mêmes.
Vous allez en souffrir, mais vous ne pouvez rien faire.
Le peuple peut tout, pacifiquement. Et il le prouvera.
Le Bénin est un désert de compétences.
Médecins. Ingénieurs. Enseignants. Et tant d'autres. Le Bénin regorge de talents — ce sont les compétences que ce régime méprise.
Le Bénin est un pays de pagaille.
Le Bénin était une référence démocratique en Afrique de l'Ouest. La pagaille n'est pas tombée du ciel.
Nous allons compromettre la paix dans les temps à venir (….) pour le développement.
Il n'y a pas de développement sans paix. Et pas de paix sans justice.
La ruse et la rage.
La ruse divise. La rage détruit. La démocratie exige la transparence, le dialogue et la paix.
Surgir. Agir. Disparaître.
On ne surgit pas en démocratie. On ne disparaît pas avec le peuple. La démocratie se construit, se partage et se transmet.
Face à cette situation, une expression citoyenne pacifique :
10 avril · 12h00
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